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« Le Député Maire Eric JALTON demande la tenue urgente d'une table ronde sur la situation de l'industrie touristique dans l'Archipel Guadeloupéen »
Par lettre en date du 03 décembre 2010, le Groupement des Investisseurs Hôteliers d'Outre Mer (GIHDOM) représentant la Grande Hôtellerie alerte le Préfet de Région Jean-Luc FABRE sur la situation du secteur des grands hôtels. Situation caractérisée selon le GIHDOM par « une trésorerie inexistante, des fonds propres exsangues et un personnel désagréable » (SIC ! )
Il est de bon ton de rappeler au GIHDOM que le secteur de la Grande Hôtellerie en Guadeloupe est particulièrement soutenu par la Puissance Publique (Europe, Etat, Région, Département, Communes).
J'en veux pour preuve :
- la LODEOM qui défiscalise la rénovation du parc hôtelier à hauteur de 7 500 euros par chambre rénovée ;
- un plan de désendettement social qui vient récemment de compléter les dispositifs législatifs en faveur de la grande hôtellerie ;
Ce, après la LOOM, la LOPOM, la LODEOM, les amendements du projet de loi de finances 2011 affectés à la mission Outre-Mer, qui échappent par manque d'ingénierie à la moyenne et petite hôtellerie, aux gîtes, mais dont les Mandants du GIHDOM sont largement, les principaux bénéficiaires ;
- un soutien régional conséquent en terme de promotion, via le Comité du Tourisme des Iles de Guadeloupe (CTIG) par d'intenses campagnes de promotion dans les médias nationaux ;
- la participation à de grands évènements internationaux tels que TOP RESA, Grand Pavois de la Rochelle, Foire de Paris, Route du Rhum qui orientent les dépenses fiscales et les efforts de l'Europe, de l'Etat, des Collectivités Majeures et des Communes de l'Archipel Guadeloupéen en direction de la Grande Hôtellerie;
- le fléchage prioritaire des fonds structurels européens vers le secteur de la Grande Hôtellerie (Fonds pour l'investissement et la modernisation, fonds pour la formation des ressources humaines).
Aujourd'hui, par ce courrier, il est demandé à la Puissance Publique (Europe, Etat, Collectivités Majeures et Communes) :
- « un abandon de 80 % de la Contribution Economique Territoriale » qui remplace la Taxe Professionnelle anciennement due aux Communes ;
- « une T.V.A. à taux zéro... » qui alimente le budget de l'Etat et le remboursement du déficit budgétaire étatique légué aux générations futures... ;
- « le report aux « calendes grecques... » du versement transport » destiné à financer le réseau de transport collectif interurbain sans lequel il n'y aura pas de transport urbain collectif pertinent ;
Vive la Guadeloupe Touristique « embouteillée et polluée ad vitam »...
- « la mise en sommeil de la taxe séjour... » qui finance les infrastructures dans les communes touristiques.
Vive la Guadeloupe Touristique non éclairée, « sans maintenance communale et non sécurisée » ! En bref, il demandé aux communes d'amputer leurs recettes et favoriser la paupérisation de leurs concitoyens, pour le seul bénéfice égoïste de quelques uns.... Ces derniers, qui en période d'embellie économique sont trop souvent réticents à : - favoriser - à compétences égales - l'emploi et l'encadrement endogènes ; - privilégier la concertation et le dialogue social modernisé.
Comportements « égocentriques » qui amplifient la césure entre le « Pays Rêvé » par le promoteur de la méthode « VION » qui appelle à la « délation vichyssoise » en direction des Promoteurs Guadeloupéens de gîtes « mawons » et le « Pays Réel » de Man Mawgrit qui voit passer devant sa boutique des cars entiers de touristes qui ne lui achètent le moindre sucre à coco...
Il est certes, plus aisé, de stigmatiser l'expression de la colère populaire que de remettre en cause ses pratiques managériales qui font perdurer la confusion entre « service et servitude ». Il est également plus « consensuel » pour l'obtention d'un dialogue social pacifié, voulu par le GIHDOM que de se fixer comme objectif premier, l'abrogation de la convention collective locale en favorisant « le moins-disant social » et l'on s'étonne d'avoir affaire à « un personnel désagréable... » Aussi, il est grand temps de réfléchir aux orientations touristiques que nous souhaitons donner -de manière concertée- aux Iles de Guadeloupe. Ce, au regard de la demande mondiale qui s'oriente de plus en plus vers le tourisme éco citoyen, chez l'habitant ; à dimension humaine ; qui profite au développement local endogène.
Le modèle actuel de la Grande Hôtellerie en Guadeloupe, fragilisé par la crise mondiale, fortement consommateur d'aides publiques, à fort impact écologique sur le littoral Guadeloupéen, insidieusement privatisé est il encore pertinent ?
Oui, au soutien de l'activité touristique, mais le tourisme est un secteur trop important pour l'avenir de la Guadeloupe, pour qu'il soit confié au seul lobby de la Grande Hôtellerie...
Dans ce secteur, comme dans d'autres, la crise mondiale est l'occasion de remettre en cause les « invariants » sociaux et sociétaux .....
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