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En marge de la réunion technique du jeudi 15 février dernier, prélude à la conférence nationale sur le logement en outre-mer, Eric Jalton a interpellé une nouvelle fois, « avec beaucoup d’insistance », le Premier Ministre sur « la situation déplorable dans laquelle se trouve actuellement le logement social en Guadeloupe ». « Malgré les engagements pris devant les élus et le peuple guadeloupéen, force est de constater que vos promesses n’ont été suivies d’aucun effet. La situation du logement social en Guadeloupe n’a pas changé d’un iota depuis votre visite officielle en Guadeloupe du 12 octobre dernier. Vous aviez alors annoncé, avec force et fracas, une dotation supplémentaire de 120 M d’euros sur trois ans, ce qui devait porter la dotation pour la Guadeloupe à 64,7 M d’euros. Or l’enveloppe arrêtée pour l’exercice 2007 prendra en compte les opérations de renouvellement urbain au titre de la démolition et de la reconstruction. En clair, les crédits disponibles de la LBU pour cet exercice seront en nette diminution. Elle assurera le financement des opérations de démolition/reconstruction qui, par définition, ne créent pas de nouvelles offres de logements. Cette situation n’est ni tenable, ni acceptable, en particulier pour les 22 000 familles guadeloupéennes qui attendent désespérément, parfois plusieurs années, un logement décent. Disparition de la dotation FRAFU du DOCUP, impasse financière conséquente, opérations programmées sur 2007 rendues aléatoires : monsieur le Ministre, j’insiste encore sur la gravité de la situation et sur l’importance des impasses budgétaires que nous rencontrons actuellement en Guadeloupe en matière de logement social. Je me permet de finir en vous indiquant que si la dette des bailleurs au titre de la LBU a bien fait l’objet d’un règlement partiel vers la fin de l’année 2006, le montant des sommes dues par le FRAFU atteint aujourd’hui un total de 10 M d’euros. Monsieur le ministre le ministre, vous avez là la possibilité de prouver à la Guadeloupe et aux Guadeloupéens que les annonces faites sous nos latitudes tropicales sont bien la traduction d’une réelle volonté leur sort ». |