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Adapté nos institutions à nos réalités... (Extrait du discours du 10 janvier 2010) |
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Lundi, 11 Janvier 2010 18:38 |
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J'entends bien ce qui se dit sur mes intentions relatives à la question institutionnelle ou statutaire ; je voudrais sur ce sujet vous mettre en garde contre les mensonges et manipulations du président sortant. Je considère qu'il est temps, sur une question aussi importante pour la vie des Guadeloupéens, de cesser de jouer et de faire peur. J'ai dit clairement et je voudrais que cela soit entendu de manière définitive, que je suis favorable à une vraie responsabilité locale. Je suis favorable à une réforme des institutions qui ont mis le peuple dans la rue, qui sèment les larmes dans les foyers depuis longtemps, qui minent la cohésion sociale et interdit tout développement local endogène. J'ai dit que cette réforme doit nous donner les moyens réels de nous insérer dans l'espace Caraïbe et d'ouvrir notre économie au monde si nous voulons éviter la marginalisation dans un monde qui se globalise et qui exige l'action et la négociation de proximité pour s'en sortir. J'ai dit encore que sans délai, il faut s'attacher à rationaliser et à moderniser nos institutions, qu'une assemblée ou une collectivité unique, dotées de compétences élargies et renforcées, me paraissait le minimum sur lequel nous pouvions progresser ensemble dans l'intérêt du pays. J'ai dit enfin qu'il faut sortir de ce débat juridique, entre 73 et 74, parce que ce débat n'a de sens que pour les spécialistes, parce qu'un peuple ne peut engager son avenir sur des articles. A cet égard, et au risque de me répéter : ce n'est pas au nom d'une exclusive dignité guadeloupéenne que nous militons pour une évolution sensible des responsabilités guadeloupéennes mais davantage au nom de l'efficacité des politiques publiques locales afin de résoudre les graves problèmes et difficultés qui assaillent notre peuple, notre écosystème et en définitif notre cohésion et notre bien-être dans notre petit pays de Guadeloupe que nous aimons tous. Ni 73 ni 74. Ce qui importe c'est que soit revisité et aménagé, avec audace et mesure, le cadre institutionnel actuel afin de le rendre plus adapté à nos réalités et aux exigences d'un développement endogène, résolument éco-responsable, social, solidaire, fondé sur une éthique de conviction qui place l'homme au centre du projet de société ; un cadre institutionnel qui permette une domiciliation élargie et renforcée de la responsabilité locale.
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