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Aménager le territoire dans le souci du bien commun est une priorité. Cette priorité consiste d'abord à pendre soin de la Guadeloupe et de son patrimoine légués par nos ancêtres, nos parents et que nous devons préserver, afin de la transmettre intacte, à notre tour, à nos enfants. Ce bien commun est constitué tout d'abord des éléments naturels : du sol et du sous-sol, des eaux, de l'air, des espèces végétales, animal et, bien entendu, la vie humaine. Dans ce but, il est nécessaire de rattacher les programmes d'équipements existants et futurs, aux véritables enjeux territoriaux et environnementaux, dans un souci d'équilibre, de complémentarité, et de protection de la vie. Les Guadeloupéens sont prêts à modifier leur comportement, tout comme les agriculteurs, si on leur en donne les moyens.
Constats Le SAR dans sa version actuelle ne protège ni la mer, ni le littoral, ni les zones naturelles. L'Échelle de la carte du SAR ne permet pas de comprendre la diversité et l'imbrication des différents espaces du littoral et par conséquent, les enjeux de protection. Les termes Espace naturel et coupure d'urbanisation n'ont, par ailleurs aucun contenu juridique précis de protection. Les prescriptions sont imprécises, laissant la porte ouverte à n'importe quel aménagement. S'agissant de la mer, le littoral devient une zone de spéculation privée remettant en cause d'anciens cheminements qui contrarient le libre accès gratuit du public, au rivage de la mer. La Guadeloupe est trouée de carrières légales et illégales. Il s agit dans ce domaine de régulariser cette situation aux graves conséquences écologiques et sanitaires, qui dégradent nos si beaux paysages. Depuis 1995, la loi impose la mise en place des SDC (Schémas D'aménagement des Carrières). Par ailleurs, en matière de transport, le constat est affligeant. La régularité des dessertes n'est pas assurée, certains quartiers ne sont pas desservis. Enfin en matière de trafic routier, la fluidité n'est pas optimale. En outre, la question du traitement des déchets dangereux reste entière. Les déchets dangereux à éliminer sont de l'ordre de 44 600 tonnes.
Préconisations pour un SAR équilibré et plus soucieux de la préservation de la vie, et de la biodiversité
1) Favoriser un rééquilibrage du territoire en prenant en compte la nécessité de développer les équipements et les activités économiques en zone Basse-Terre et Iles du sud. 2) Rattacher les programmes d'équipements existants et futurs aux véritables enjeux territoriaux dans un souci d'équilibre, de complémentarité. 3) Continuer de répondre à une demande de logement non satisfaite et lutter contre l'insalubrité et l'anarchie urbaine. Encourager l'accès à la propriété. 4) Introduire dans le Schéma d'Aménagement Régional, des mesures plus fortes de protection du littoral et des zones naturelles. Faciliter également le libre accès aux rivages en instaurant des servitudes transversales et longitudinales, afin d'éviter la privatisation des plages. 5) Geler le foncier réservé aux activités hôtelières, à leur état actuel, par l'ajout d'un fichier parcellaire annexé au SAR. 6) Élaborer le Schéma départemental des carrières 7) Fixer un objectif 30% de terres agricoles réservée à l'agriculture paysanne 8) Atteindre l'autonomie énergétique. L'objectif est ici d'atteindre 50 % d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie d'ici 2030. 9) Mise en place d'un plan climat territorial décliné au plan communal. Ce plan vise mesurer la pression environnementale en prenant en compte les empreintes écologiques et de carbone (CO2), les émissions de gaz à effet de serre, et les impacts sur l'eau, la terre et la santé. 10) Une politique des transports publics plus économes en CO2 comprenant un plan régional de développement du transport collectif multimodal, intégrant les voies ferrées et maritimes. 11) Faire de l'élimination des déchets dangereux notre priorité. 12) Professionnaliser les filières de recyclage
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