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La prise en compte de l'intérêt général et le développement de l'Homme constituent les bases mêmes d'une bonne gouvernance dans une société de progrès. A cet égard, le récent mouvement social a révélé l'état de tension dans lequel la gouvernance actuelle a installé le pays.
Une gouvernance égocentrée, autocratique, arrogante, distante de la population et inefficace dans la gestion de la Région. Elle n'a su ni percevoir, ni anticiper les graves préoccupations réelles de la population et notamment la désespérance des jeunes. Cette gouvernance n'aura eu de socialiste que le nom, trahissant les valeurs d'humanisme, de gauche, alimentant la pratique idéologique ultralibérale. Le Président sortant aura en fait gouverné seul, assisté par une administration tétanisée et asservie, face à des élus interloqués et silencieux. Il aura gouverné contre les territoires, en s'opposant systématiquement à tous les projets de développement, d'intercommunalité et à tout ce qui pouvait décentraliser les décisions, en soumettant notamment l'octroi des subventions aux communes à l'asservissement politique des maires. Il se sera distingué par son manque de capacité à passer de la parole à l'action, multipliant sans cesse le lot des promesses non tenues. Il convient maintenant de libérer le pays de cette gouvernance régionale qui lors du mouvement social a eu pour seule réponse l'arrogance, la répression et le mépris du peuple. Il s'agira, en un mot, de gouverner Autrement.
Préconisations
Il s'agira de mettre en œuvre une gouvernance démocratique, participative et collégiale. Cette méthode nouvelle devrait pouvoir porter une réponse politique au mouvement social, rétablir le dialogue, apaiser le climat social et promouvoir la société civile. Ces priorités sont autant de conditions essentielles au redémarrage de l'économie, au retour de la confiance et de l'espérance. Une gouvernance collégiale avec des vice-présidents respectés, disposant de vraies délégations et responsables devant l'exécutif et l'assemblée. La commission permanente et les autres commissions seront dotées d'un fonctionnement effectif et démocratique. L'administration sera renforcée par la promotion de cadres guadeloupéens. Les assemblées consultatives (Conseil Economique Social Régional et Conseil de l'Education et de la Culture) verront leurs moyens renforcés, leur autonomie affirmée, leur capacité d'initiative, d'étude et d'expertise, rétablie. Un contrat de gouvernance fondé sur les valeurs de solidarité, de responsabilité et de générosité traduira cette volonté de réconciliation des Guadeloupéens, pour construire ensemble une Guadeloupe plus juste.
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